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Délibérer en Église : cet ouvrage offre un ensemble de contributions de biblistes, de théologiens, d'historiens, de canonistes et de juristes...

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Les Versets douloureux Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Les Versets douloureux font couler beaucoup d'encre...

Revue de presse et conférences

LES JUIFS CHERCHAIENT A LE TUER tu effaceras la mémoire d'Amalek de dessous le ciel ceux des enfants d'Israël qui ont mécru ont été maudits par la langue de David et de Jésus fils de Marie vous, du père, le diable, vous êtes ILS SERONT DES PIQUANTS DANS VOS YEUX ET DES EPINES DANS VOS FLANCS Lorsque vous rencontrez des incroyants, alors frappez aux cols que son sang soit sur nous et  sur nos enfants combattez dans le sentier de Dieu ceux qui vous combattent votre péché demeure malédiction de Dieu sur les mécréants tu mettras à mort hommes et femmes, enfants et nourrissons, gros bétail et...

CONFERENCES

La Maison du Livre à Bruxelles

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Le 15 mai 2008, la Maison du Livre a invité les trois auteurs des Versets douloureux à donner une conférence animée par Jean-Pol Hecq, journaliste à la RTBF, en charge d'une émission passionnante au titre prometteur: "Et Dieu dans tout ça"...

Début juin, les Editions Lessius ont accompagné leurs auteurs dans leur périple parisien. Trois grandes manifestations en deux jours: un beau succès !

Le Centre Sèvres à Paris

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Le 4 juin 2008, à l'initiative du Père Michel Fédou, nos auteurs se sont interrogés ensemble sur les versets de leurs livres saints. Le Centre Sèvres avait, pour approfondir encore la réflexion, invité des personnalités du monde arabe, juif et chrétien. Les interventions de Mahmoud Azab, du Père Michel Fédou, de Marc Raphaël Guedj, du Père Jacques Scheuer et du Père Jean-Pierre Sonnet, directeur éditorial des Editions Lessius, ont impressionné le public par leur pertinence.

Le CAPE à Paris

Le 5 juin 2008, dans la matinée

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Geneviève Delrue - membre de l'AJIR (Association des Journalistes de l'Information Religieuse) - séduite par cette démarche audacieuse et peut-être inédite de la part d'hommes engagés dans le dialogue interreligieux, les a invités à donner une conférence de presse au sein de la Maison de Radio France, au CAPE ( Centre d'Accueil de la Presse Etrangère). Avec verve et humour, nos trois auteurs ont donné à chacun le courage de "balayer devant sa porte"...

Le Club des Cordelières à Paris

Le 5 juin 2008, dans la soirée

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Marc Fredericksen - secrétaire générale du Club des Cordelières ( un cercle de chefs d'entreprises désireux d'allier l'exercice de leurs activités à une action philanthropique ) - a organisé une soirée autour des Versets douloureux dans le splendide hôtel de Maureen et Olivier Tolub. Cette conférence -débat, au ton très libre, a permis à l'assemblée de découvrir que si nos auteurs défendent l'autocritique et le dialogue, cela ne les empêchent nullement de s'exprimer avec fougue et passion...

Et de retour à Bruxelles:

Le CCLJ - Le Centre Communautaire Laïc Juif de Bruxelles

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Le 11 juin 2008, la directrice du CCLJ, Mirjam Zomersztajn, a invité nos auteurs à donner une conférence. La salle était gigantesque et pourtant, il ne restait plus une seule place de libre ! Avec beaucoup de bonhomie, Paul Danblon, journaliste et président du Centre Laïque de l'Audiovisuel ( CLAV ), a joué son rôle de modérateur. Une bien belle soirée !

Photos © 2008, Christine Lacroix

EXTRAITS D'ARTICLES DE PRESSE

Agenda Interculturel - octobre 2008

Certains passages des textes sacrés choquent par leur violence ou leur incitation à la haine. Dans cet ouvrage, trois théologiens - un juif, un catholique et un musulman - s'attachent à aborder sans concession plusieurs versets controversés de la Torah, des Evangiles et du Coran.

Les auteurs s'attaquent aux préjugés. Ils proposent de les ranger "dans les grands musées de notre civilisation. A côté de la guillotine et de la gégène...". Ces auteurs proposent une réinterprétation de ces versets qui font apparemment l'apologie de la guerre et de la vengeance au nom de Dieu.

Kristeligt Dagblad - 22 septembre 2008

De smertelige vers

(Article en danois)

Témoignage chrétien - 31 juillet 2008  ( un dossier passionnant de 18 pages... )

Bible, Torah, Coran. Ces versets qui font mal

Les textes fondateurs des trois monothéismes sont aujourd'hui soumis à rude épreuve. Longtemps considérés avec un respect total confinant à la terreur sacrée, ils n'ont pas échappé au mouvement général de critique et de scepticisme qui caractérise la modernité.

Certains passages des textes sacrés nous paraissent tout simplement scandaleux, que l'on soit ou non croyant.

Car peut-on se contenter d'évoquer la foi lorsque le Coran semble commander aux musulmans de tuer les Infidèles ou lorsque le Premier Testament prescrit aux Hébreux d'exterminer la race d'Amalek? Est-il vraiment pertinent d'invoquer le mystère divin quand un passage du Second Testament prescrit de faire taire les femmes dans les assemblées ou quand un Tanna cité dans le Talmud explique qu'il est licite de voler un non-juif?

Autocritique

Dans ce jeu de la dénonciation du scandale, les critiques se portent plus volontiers sur les textes des autres. Les juifs et les chrétiens, contexte politique international aidant, sont habiles à traquer les "versets douloureux" contenus dans le Coran. Et certains musulmans ont beau jeu de se défendre en extirpant de bien belles horreurs des écrits juifs ou chrétiens...

L'auto-critique nuancée et informée est rare dans ce domaine. C'est pourquoi il revient de saluer l'initiative prise par le rabbin David Meyer et relayée dans un livre écrit à trois avec un théologien musulman et un exégète chrétien (catholique). Ce livre, superbement intitulé Les versets douloureux, et édité par les éditions Lessius, propose une lecture serrée par chacun des auteurs de certains de ces passages devenus pour nous insupportables. ( Jérôme Anciberro)

Etudes - Revue de culture contemporaine - juillet-août 2008

Mort en 1315, Raymond Lulle n'aurait pas rêvé mieux: un rabbin, un exégète catholique et un chercheur en sciences islamiques exposent paisiblement des points sensibles de leur foi et en débattent! Mais si le philosophe catalan refusait au juif, au chrétien et au musulman d'user de l'argument scriptuaire dans leur dialogue imaginaire, sous prétexte que les Ecritures sacrées ne sont pas reçues identiquement, il n'en va pas de même au XXIe siècle. Actualité oblige: Bible et Coran seraient-ils à la source de la légitimation des violences religieuses que nous connaissons? Nous suivons donc ces trois croyants réinterpréter les passages les plus difficiles de leurs Livres pour évincer tout soupçon de mépris ou de haine à l'égard du prochain. (Laurent Basanèse)

Tenoua - La revue du mouvement juif libéral de France - juin-juillet 2008

Couverture: Juifs, chrétiens, musulmans, noirs... Entre religion et politique

Enfin un vrai dialogue sur le fond

Dans le but d'établir un dialogue interreligieux, le rabbin David Meyer présente le travail de trois croyants, juif, chrétien et musulman, qui interrogent leurs textes fondateurs. Avec le jésuite Yves Simoens et le théologien Soheib Bencheikh, ils s'intéressent chacun aux versets abordant le rejet, la violence, la haine vis-à-vis de l'autre dans la Tora, l'Evangile de Jean et le Coran.

Le dialogue interreligieux fait l'impasse, trop souvent, sur la réflexion autocritique. David Meyer a proposé à ses correspondants de parcourir leurs écritures respectives et les traditions qui s'en réclament pour y retrouver des passages problématiques. C'est en effet ainsi que s'installe un vrai dialogue. Chacun des hommes de foi propose des versets qu'il serait dangereux de laisser aux mains de ceux qui en font un usage littéral pour légitimer leurs projets belliqueux. Mettant ces textes problématiques sur la table, ils montrent que d'autres lectures sont possibles et osent dire que certains versets douloureux doivent disparaître. 

Pour David Meyer, on ne doit jamais perdre de vue le coeur spirituel de la Tora: l'amour du prochain. En ce centre se reflète l'essence de toute la tradition juive, critère ultime de toute interprétation. Aussi, par exemple, propose-t-il de lire le livre de Josué en homme qui argumente et qui réfléchit. Ce livre serait celui de l'échec des hommes qui oublient qu'ils sont partenaires de Dieu et qu'ils ne peuvent impunément conquérir la terre en massacrant femmes et enfants.

Yves Simoens, relisant saint Jean, conclut que c'est à tort que l'on comprend certains passages comme des manifestations d'antisémitisme.

Soheib Bencheikh fait un travail identique sur le Coran, insistant sur la contingence historique des versets. Par exemple : "Celui qui change sa religion, tuez-le" n'est pas un impératif catégorique, mais un hadith qu'il faut savoir relativiser et même abandonner dans le cadre de la modernité.

Le débat final est d'autant plus passionnant qu'avant de se rencontrer et de dialoguer, chacun a balayé devant sa propre porte. Un même principe les guide : "La parole de Dieu n'est pas le texte, mais elle est dans le texte. Quand Dieu s'est adressé à l'homme, il a adopté leur langage pour être compris. Il y a malheureusement une idolâtrie du texte beaucoup plus dangereuse que la simple idolâtrie, celle qui se résume à adorer des statuettes". Le refus de l'idolâtrie du texte est la condition préliminaire à tout un travail d'interprétation. C'est ainsi, disent nos auteurs, que l'on peut éviter le scandale d'un Dieu violent, abusivement invoqué pour justifier la barbarie des humains entre eux.

Les versets douloureux, aux Editions Lessius, transmet la conviction que leurs textes sacrés comportent indubitablement des passages emplis de haine et qu'il est de la responsabilité des hommes de foi d'aider les croyants et non-croyants à mieux les comprendre pour, s'ils le souhaitent, les dépasser. Et le rabbin Meyer de conclure: "Considérer la loi comme un refuge sans la questionner et sans oser la transgresser, cela s'appelle du fanatisme". (Antoine Spire)

The Times - 6 juin 2008 

"A rabbi, an imam and a priest have published a joint book to explain sacred verses in their religious traditions which may offend believers from other faiths. Published in French with the title Les Versets Douloureux (The Painful Verses), the book is the result of a series of encounters held by Rabbi David Meyer with Soheib Bencheikh and the Rev. Yves Simoens SJ. "For real dialogue, we have to have the courage to confront difficult things" said Rabbi Meyer, who works at the International Jewish Centre in Brussels. He said that the talks were prompted by their frustration with interreligious dialogue meetings that shun tricky issues". (Bess Twiston Davies) 

Christian Today - 6 juin 2008

Rabbi, imam, priest discuss their "painful verses"

"This is an aberration", he said. Apostasy was seen as treason during the turbulent early years when Islam was expanding and faith was equivalent to citizenship in the new empire. This no longer applied in the modern era, he said.

Among Meyer's examples was the command in the Torah to the Israelites to wipe out the rival Amalekite tribe, which amounted to asking Jews to commit genocide.

Two other "painful verses" were God's command to Abraham to sacrifice his soon Isaac, which seemed to justify killing in the name of religion, and a Talmudic text ammowing Jews to steal from non-Jews, he said.

"There is no text without interpretation", said Meyer, who in the book cited several other Jewish writings to provide a wider context that weakened their impact."

Agence de presse Reuters - 5 juin 2008

"PARIS, June 5 (Reuters Life!) - A rabbi, an imam and a priest sat down to discuss the most sensitive parts of their sacred scriptures, the verses that offend or anger other faiths.

But instead of the Catholic criticising Koran quotes or the Jew complaining about a Gospel, each took objectionable passages from his own holy book and tried to explain them to the others.

"Les Versets douloureux" (The Painful Verses), the result of their work, is an unusual book that aims to move interfaith dialogue beyond polite meetings to discuss issues that create tensions among Christians, Muslims and Jews.

Rabbi David Meyer, the driving force behind the project, said his frustration with routine interfaith meetings that avoided tough issues prompted him to seek a different kind of dialogue with Soheib Bencheikh and Rev. Yves Simoens S.J.

"For a real dialogue, we have to have the courage to confront difficult things", the rabbi of the International Jewish Center in Brussels said at a presentation of the French-language book in Paris on Thursday.

The book marked a new approach in interfaith dialogue. While religious leaders have been meeting for decades, an upswing in contacts in recent years reflects a feeling they need to work even more closely to foster better understanding.

Bencheikh, head of the Higher Institute of Islamic Sciences in Marseille, stressed the book was "not a dialogue between institutions. It's the work of three believers, that's all".

DON'T STOP AT BANALITIES

Meyer said he got the idea when members of his congregation asked how he could dialogue with Muslims when they had passages hostile to Jews in the Koran. "I knew I could find passages in Jewish texts that would make them shudder", he said.

Simoens, professor of scripture at the Centre Sevres faculty of philosophy and Catholic theology in Paris, said there was a growing realisation among religions "that the dialogue should be true and not stop just at banalities".

One of Islam's "painful verses", Bencheikh said, was the hadith "Kill him who changes his religion". This saying of the Prophet Mohammed is used to outlaw apostasy in some Muslim states and, in a very few, to threaten ex-Muslims with death.

"This is an aberration", he said. Apostasy was seen as treason during the turbulent early years when Islam was expanding and faith was equivalent to citizenship in the new empire. This no longer applied in the modern era, he said.

Among Meyer's examples was the command in the Torah to the Israelites to wipe out the rival Amalekite tribe, which amounted to asking Jews to commit genocide.

Two other "painful verses" were God's command to Abraham to sacrifice his soon Isaac, which seemed to justify killing in the name of religion, and a Talmudic text allowing Jews to seal from no-Jews, he said.

"There is no text without interpretation", said Meyer, who in the book cited several other Jewish writings to provide a wider context that weakened their impact.

ISLAM'S TUNNEL PERIOD

Simoens argued the Gospel of John, the Evangelist accused of being a source of Christian anti-Semitism, was not anti-Jewish and closely examined many of his verses to illustrate his point.

"There are the effects of a vulgarisation of exegesis", he said. He called the view of John as anti-Semitic "an ideology".

Asked how widely his liberal views were shared in the Islamic word, Bencheikh said many Muslim states kept tight control over religion and blocked reforms.

But he said rigid readings of Islamics texts would give way to deeper interpretations. Islam was in a "tunnel period", he said: "Our generation has lost the erudition of old without replacing it with modern thought".

Meyer said the trio hoped the book would be translated into other languages to help dialogue elsewhere in Europe. "It's important to get beyond the French-speaking world", he said.

Asked if they planned another book, Meyer was wary of tackling a new project or hitting the usual conference trail.

"If we're invited for conferences with dialogue groups, we'll just be preaching to the converted", he said.

"The problem is not to transmit this message in one's own community", he explained. "We need to communicate this to people who need to hear it. We're thinking how to do this now"."

(Tom Heneghan, Religion Editor)

Regards - mai 2008

"Les Versets douloureux est un projet de longue date et qui me (le rabbin David Meyer) tenait à coeur. Trop souvent, le dialogue interreligieux fait l'impasse sur la réflexion critique sur soi-même. Pour créer un espace de dialogue, il faut effectuer un travail d'autocritique, réaliser que chaque religion "trimbale des squelettes" et que la tradition est critiquable. Il y a deux ans, j'ai rencontré Soheib Bencheikh, à Séville, lors de la Conférence des imams et des rabbins pour la paix. J'ai réalisé que Soheib a par rapport à l'islam la même approche que moi au sein du judaïsme. Il a accepté de s'associer à mon projet: parcourir nos Ecritures respectives et les traditions qui s'en réclament pour y retrouver des passages problématiques. Nous nous sommes ensuite associés à Yves Simoens afin d'ouvrir ce dialogue aux trois religions monothéistes. Chacun de nous choisit donc des exemples de versets qui posent problème, sont haineux, dérangent le lecteur d'aujourd'hui, et qu'il serait dangereux de laisser aux mains de ceux qui en font un usage littéral pour légitimer leurs projets belliqueux. Il faut mettre ces textes problématiques sur la table, montrer qu'il y a d'autres lectures possibles, oser dire que certains "versets douloureux" doivent disparaître. Juifs, chrétiens et musulmans se doivent de découvrir les Ecritures les uns des autres, s'interroger ensemble sur la manière dont ils les lisent, s'engager aux côtés de toute personne éprise de liberté et de respect pour passer du conflit et de la violence à la concertation". (Amos Vidal)

Le Monde - 20 mai 2008

"Trois homme de foi, un juif, un catholique et un musulman, ont entrepris une lecture critique de leurs textes respectifs pour tenter d'expliquer ce que le rabbin David Meyer, à l'origine de ce projet, a appelé les "versets douloureux". Cette formule donne son titre à l'ouvrage qu'il cosigne avec le jésuite Yves Simoens et le théologien musulman Soheib Bencheikh : Les Versets douloureux. Bible, Evangile et Coran entre conflit et dialogue.

Leur tentative d'expliquer la présence de tels écrits dans des textes censés défendre l'amour ne va pas sans difficultés.

Ils se refusent toutefois, comme le résume M. Meyer, à "ignorer ces versets alors que nous croyons dans la nécessité absolue d'une autocritique des religions".

Iconoclaste pour certains de ses coreligionnaires, le travail fourni par Soheib Bencheikh propose une analyse théologique de l'image du judaïsme et du christianisme dans les textes coraniques et tend à mettre en évidence la temporalité du Coran. Il met aussi en cause la "paresse intellectuelle" et la méconnaissance des "sciences coraniques" dans l'enracinement de certaines interprétations erronées du Coran au fil des siècles.

S'attachant à décrypter les textes les plus violents contenus dans la Torah ou le Talmud, M. Meyer prend exemple du livre de Josué, qui contient, selon lui, une résonance dans le conflit actuel entre Israéliens et Palestiniens. Dans ce passage de la Bible qui se déroule au moment de la conquête de la Terre promise par le successeur de Moïse, "nous lisons avec effroi les commandements divins nous enjoignant de mettre à mort tous les habitants des sept nations, hommes, femmes, enfants et bétail, dans une violence inouïe et un bain de sang généralisé", rappelle l'auteur. Pourtant, au fil des siècles, "en réduisant le périmètre de l'horreur", les spécialistes du Talmud auraient, selon M. Meyer, exclu de ce déferlement de haine les chrétiens et les musulmans. Quant aux "païens"... 

Même tentative d'explication et de distinguo chez M. Bencheikh, à l'heure où une certaine lecture du Coran justifie les violences au nom de l'islam. Le verset de l'Epée dans lequel il est recommandé de "frapper les incroyants" et dont se réclament les djihadistes du XXIe siècle ne concernerait que les tribus bédouines qui avaient transgressé leur pacte avec la nation musulmane naissante. M. Bencheikh plaide une nouvelle fois pour que "toute tentative de réformer l'islam passe par un travail de désacralisation, par une relecture des textes à la lumière de l'intelligence moderne".

On conserve de la lecture de cet ouvrage la conviction que les textes sacrés comportent indubitablement des passages emplis de haine, mais qu'il est de la responsabilité des hommes de foi d'aider les croyants et non-croyants à mieux les comprendre pour, s'ils le souhaitent, les dépasser. Car, ainsi que le résume M. Meyer, "considérer la Loi comme un refuge, sans la questionner et sans oser la transgresser, cela s'apellle du fanatisme". (Stéphanie Le Bars)

La Croix - 15 mai 2008

"Dieu n'est pas d'un naturel violent. Le recours à la violence se cherche en vain une justification divine.

Ces versets, qui situent de la violence en Dieu, ne sont-ils pas en contradiction avec les idéaux de la religion?

Dire que Dieu est violent et légitime la violence n'est pas innocent. Que ce soit dans la Bible ou dans le Coran, c'est ouvrir la voie à tous les fanatismes, mais c'est aussi défigurer Dieu. Dans la tradition chrétienne, une manière fréquente de désamorcer la violence en Dieu consiste à opposer le Dieu réputé guerrier d'Israël au message montré comme pacifiste de Jésus. Une échappatoire que les exégètes refusent. Mais alors, comment comprendre la violence de Dieu? Ne serait-elle que le miroir de nos violences humaines?

Dans la Bible ou le Coran, est-ce bien Dieu qui ordonne la "guerre sainte"? "La guerre sanctifiée, écrit le musulman, profane ce qui est le plus sacré: la vie humaine." Trop commode, pour la violence humaine, de s'abriter derrière un Dieu instigateur de violence.

La même conclusion s'impose après la lecture des Versets douloureux. Ces versets, qui font apparemment l'apologie de la guerre et de la vengeance de Dieu, se rencontrent dans chacune des trois religions. Comment les neutraliser? Sauf lecture fondamentaliste, on ne peut s'en sortir que par un travail d'interprétation. Chacun des intervenants de ce livre s'y emploie, insistant entre autres sur le contexte ou la contingence historique de ces versets.

Pour David Meyer, on ne doit jamais perdre de vue le coeur spirituel de la Torah: l'amour du prochain. En ce centre se reflète "l'essence de toute la tradition juive", critère ultime de toute interprétation. Yves Simoens, relisant saint Jean, conclut que c'est à tort que l'on comprend certains passages comme manifestation d'antisémitisme. Soheib Bencheikh fait un travail identique sur le Coran, insistant sur la contingence historique de ces versets. Par exemple, "Celui qui change sa religion, tuez-le!" n'est pas un impératif catégorique.

Les analyses de ces trois croyants et intellectuels sont éclairantes, et encore loin d'être partagées dans leurs traditions respectives. Avant de se rencontrer et de dialoguer, chacun a balayé devant sa propre porte. Un même principe les guides, que Soheib Bencheikh formule ainsi: "La Parole de Dieu n'est pas le texte, mais elle est dans le texte. Quand il s'est adressé à l'homme, il a adopté leur langage pour être compris. Il y a malheureusement une idolâtrie du texte beaucoup plus dangereuse que la simple idolâtrie, celle qui se résume à adorer des statuettes."

Le refus de l'idolâtrie du texte est donc la condition préliminaire à tout travail d'interprétation. Une tâche indispensable, si l'on veut éviter le scandale d'un Dieu violent, abusivement invoqué pour justifier la barbarie des humains entre eux". (Marcel Neush)

Information - Service Information - Documentation Juifs et Chrétiens - mai 2008

"Le livre est fort intéressant à la fois par son contenu et parce qu'il est exemplaire d'une dimension du dialogue interreligieux qui mérite d'être développée. Un juif, un chrétien et un musulman étudient dans leurs écritures saintes respectives des "versets douloureux", c'est-à-dire des passages qui font problème par leur violence ou par leur intolérance vis-à-vis des autres religions, versets qui sont trop souvent utilisés dans les polémiques, qu'elles viennent de croyants ou d'incroyants. Or, et c'est le propos parallèle des trois auteurs, ces versets ne se comprennent correctement que s'ils sont remis dans leurs contextes historique et social (qui ne sont plus les nôtres) et dans l'ensemble de leurs textes révélés respectifs.

D. Meyer étudie successivement la violence guerrière radicale dont le peuple hébreu a fait montre envers Amalec et dans la conquête de la Terre promise, puis le scandale apparent du "sacrifice d'Isaac", enfin certains passages talmudiques particulièrement intolérants vis-à-vis des non-juifs.

Parallèlement, S. Bencheikh analyse surtout les versets du Coran qui polémiquent contre juifs et chrétiens mais aussi contre les "mécréants".

Quant à Y. Simoens, il choisit de relire longuement l'évangile de Jean pour y pointer ce que l'on considère comme un antijudaïsme fondamental, mais qu'une lecture critique permet de restituer dans la controverse entre Jésus et les Pharisiens, puis dans le contexte de la séparation de l'Eglise et de la Synagogue. Le combat de Jésus n'est pas contre son peuple mais contre les puissances du mal et  pour la vie.

Sans faire disparaître les affrontements provoqués par ces "versets douloureux", ces trois études en montrent les enjeux historiques, ce qui permet de les relativiser et de mettre fin à de stériles polémiques.

Dans un dernier chapitre, une brève table ronde réunit les trois auteurs qui plaident pour la poursuite de ce travail".

Manna - Spring 2008

Les Versets douloureux makes an original contribution. The title translates as "Painful Verses". Three men of faith, representing Judaism, Christianity and Islam, confront the ugliest passages of their respective scriptures.

Some clergy are reluctant to engage with or even admit to the existence of texts or customs that could reflect badly on their respective communities. The official party line is that the tradition is perfect. What is refreshing about Rabbi Meyer and his co-authors, Islamic and Jesuit scholars Soheib Bencheick and Yves Simoens, is their willingness to be honest with each other. Imam Bencheick, alluding to what is happening in the Muslim word today, initially wanted to call the book "Dangerous Verses".

It is encouraging that reform-minded Muslims like Imam Bencheikh are making themselves heard. "The goal of man is not to spend his life derving religion and protecting his faith", he says, "but on the contrary, it is faith and religion that support and fortify him."

Les Versets douloureux is an inspiring exercise because it brings together three young men, representing three different faces of Europe, who together learn that they have many shared values. Interfaith dialogue can be awkward and insincere.

Les Versets douloureux is an important part of a long and difficult project. It is a guide to living a religious life that accomodates bouth reason and doubt." (Leonard Stern)

Dimanche - 20 avril 2008

"Les Versets douloureux. Une confrontation courageuse.

Comment comprendre ces versets qui, dans les textes sacrés, semblent inviter à la violence et au rejet des autres croyants? Un juif, un chrétien et un musulman, dans un effort d'autocritique lucide et de concertation, ont pris le risque de se confronter à ces passages difficiles. Un ouvrage audacieux et décapant.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les textes sacrés des trois religions monothéistes ne comptent pas que des versets invitant au respect et à l'amour du prochain. Certains, en effet, contiennent des appels à la violence ou sont invoqués pour justifier le mépris de l'autre. Ces versets, heureusement ne sont pas trop nombreux, mais comme l'écrit si bien le rabbin David Meyer, "un de trop est toujours trop et reste inacceptable". Bien sûr, les théologiens et les exégètes pourraient ignorer ces passages difficiles et se contenter de mettre en avant les idéaux de respect et de tolérance qui ont fondé leur tradition. Mais cela ne serait pas très honnête, tant vis-à-vis des croyants eux-mêmes que des extrêmistes religieux. Comment, en effet, reprocher à ces derniers une lecture sélective des textes lorsqu'on n'est  soi-même pas capable de "balayer devant sa porte"? Partant de ce constat, un juif, un chrétien et un musulman ont entrepris de se pencher sur ces "versets douloureux" - l'expression revient à David Meyer -, non pour les justifier à tout prix mais pour en proposer une lecture différente, quitte à devoir, dans certains cas, les considérer comme inacceptables. "La révolte contre le texte", écrit le rabbin, "est parfois une révolte nécessaire".

Pour le théologien musulman, ce n'est pas le Coran qui pose problème (même s'il compte quelques passages difficilement acceptables pour des non-musulmans), mais l'usage qu'en font certains coreligionnaires. "La religiosité d'une bonne partie des musulmans", explique-t-il, "s'apparente aujourd'hui à un paganisme sacralisant le texte à la place du Dieu inspirateur du texte, et se concentrant sur le Messager au lieu de le faire sur le Message".

L'Eglise catholique a dû, elle aussi, à un moment donné de son histoire, faire un travail d'autocritique par rapport à ses textes sacrés. L'Evangile selon saint Jean, par exemple, a été longtemps invoqué pour justifier le mépris des juifs. A tort, comme le démontre Yves Simoens, professeur d'exégèse au Centre Sèvres à Paris et à l'Institut pontifical de Rome, pour qui il faut éviter justement "toutes les interprétations qui vont dans le sens de l'accablement de qui que ce soit". "Il serait curieux", explique-t-il, "que, dans Jean, Jésus, qui ne vient pas pour juger mais pour nous sauver, (...) se retrouve dans le rôle d'un justicier".

En nous mettant en garde contre toute sanctification excessive du texte sacré, cet ouvrage marque donc un pas décisif dans le dialogue interreligieux. "C'est assez inédit", commente Soheib Bencheikh, "et il n'y a pas de mal si nous sommes un peu bousculés dans nos certitudes. Une vérité qui fuit le dialogue, la comparaison, la remise en cause n'est pas vraiment solide. (...) Une vérité qui accepte que la lumière éclaire ses erreurs, voilà une démarche sincère qui ne peut être dangereuse!". (Pascal André)

Le Shofar - avril 2008

"Les Versets douloureux", c'est le livre, dans la finalité, de la magnifique rencontre entre trois pensées, la musulmane, la catholique, la juive, qui se désirent un mutuel et salutaire apaisement; c'est le livre, dans l'outil, de l'opiniâtre volonté de trois intelligences d'aller au-delà de leur propre identité culturelle pour analyser ceux de leurs textes respectifs aux éventuels contenus douloureux séparateurs. Suggestions s'entrechoquent entre, pour l'imam, libération du discours coranique de son moment historique, pour le prêtre, relecture de pans entiers de théologie chrétienne antijudaïques - tel l'Evangile de Jean - et pour le rabbin, passage d'une lecture littérale à un décryptage éthique conforme à l'enseignement rabbinique de ceux des textes auxquels la tradition a conservé un sens inadapté à nos jours. Magistrale leçon de respect de l'autre".

Le Journal Hebdomadaire - 5 au 11 avril 2008

"Dans "Fitna", Geert Wilders présente une religion soi-disant violente et haineuse envers l'Autre. Mais n'est-ce pas là une lecture bêtement littérale? Et qu'en est-il des autres religions?

Avant de se précipiter pour stigmatiser l'autre, mieux vaut balayer devant sa porte. Tel est l'avis de trois auteurs - un juif, un chrétien et un musulman - qui, dans les "Versets douloureux", ont entrepris une courageuse démarche d'autocritique. Car dans le corpus des textes de chaque grande religion monothéiste, on peut isoler des passages dangereux, pouvant conduire à la haine de l'autre, à la violence ou à la guerre. Dans cet ouvrage, le rabbin David Meyer, le jésuite Yves Simoens et l'imam Soheib Bencheikh s'intéressent chacun à ce qui, dans la tradition religieuse qui lui est propre, prône le rejet, la haine ou la violence envers l'Autre. Mais leur démarche ne se limite pas à dresser l'inventaire des passages problématiques de leur tradition; il s'agit également pour eux de les réinterpréter et de les tempérer afin de ne pas laisser le champ libre aux fanatiques. 

"Dans toutes les religions, il y a des passages obscurs, méchants, voire médiévaux", affirme le rabbin David Meyer, initiateur du projet du livre.

L'homme partenaire de Dieu.

Dans la Torah, le cas d'Amalek ou le "commandement génocide de la Torah" est un exemple édifiant. Il est dit: "Tu effaceras la mémoire d'Amalek de dessous le Ciel" ( Deutéronome, 25, 17-9). Pourtant, explique David Meyer, ces versets concernant l'ennemi archétypal du peupple juif n'ont jamais été observés par la tradition juive. Car il existe selon lui une théologie de la transgression au sein de la tradition judaïque qui met en avant la responsabilité individuelle. Le livre de Josué constitue en revanche l'un des plus grands défis pour l'interprétation et l'herméneutique juives. Le texte biblique, qualifié de "livre hémoglobine" par le rabbin, pose problème dans sa totalité. C'est l'histoire sanglante de la marche du peuple d'Israël vers la Terre promise. Dans cette "conquête de la terre", les enfants d'Israël, sous l'ordre divin retransmis par Josué, détruisent tout sur leur passage.

David Meyer dénonce l'usage politique qui est fait de ce texte, notamment dans le conflit israélo-palestinien. "Nous pouvons aisément percevoir et ressentir les dangers concrets d'un tel livre, qui se retrouve souvent au centre de polémiques et de débats pseudo-religieux contribuant de fait à  maintenir le Moyen-Orient à feu et à sang", écrit-il. L'auteur rejette l'interprétation qui veut voir dans ce texte une "carte blanche à la violence" et en propose une autre lecture. Il faut lire, d'après lui, le livre de Josué comme l'exemple d'un échec et non d'un succès. Celui des hommes lorsqu'ils oublient qu'ils sont les "partenaires de Dieu" et non ses esclaves.

En somme, l'auteur privilégie une certaine distance vis-à-vis des textes sacrés au détriment des lectures littéralistes. Le libre arbitre et le jugement moral doivent toujours rester au centre de la réflexion afin d'éviter l'écueil de "la foi aveugle". "La religion juive n'est certainement pas du domaine de l'intouchable, figée dans une aura mythique des temps anciens. A nous de savoir retrouver l'audace d'une nouvelle interprétation et d'une nouvelle écriture de certains de nos textes "douloureux" : ce ne sera que le reflet d'un judaïsme vivant de notre temps."

Aggiornamento

"Toute ma propre contribution cherche à épingler des textes de l'évangile selon Jean, qui, à ne pas être lus à la lumière de l'ensemble de ce que dit et fait le Christ, peuvent prêter à un certain antijudaïsme et même à l'antisémitisme", explique Yves Simoens.

En effet, l'évangile de saint Jean a souvent été dénoncé après la Shoah comme un élément de l'"enseignement du mépris" (envers les Juifs).

Ce texte et d'autres textes semblables, poursuit-il, "ont fait l'objet d'études sérieuses de l'intérieur de la confession catholique, demandées par le Pape Jean-Paul II, à l'aube du deuxième millénaire pour reconnaître ce qui avait pu blesser les interlocuteurs juifs ultérieurs et leur porter de très graves préjudices qui ont abouti à leur élimination en 40-45." 

Ijtihad versus jihad

On l'aura compris, l'islam n'est pas en reste.

Soheib Bencheikh indique que tout texte saint doit nécessairement passer par l'intelligence humaine. Selon lui, "aucune interprétation ne peut prétendre au statut de vérité ultime" puisqu'il est indiqué dans le Coran lui-même qu'il s'y trouve des versets explicites,qui sont la mère du livre, et d'autres versets qui peuvent prêter à des interprétations diverses (Sourate 3).

"Que le Coran soit l'excuse derrière laquelle se cachent les extrêmistes de tout bord n'est pas une nouveauté. Hier, déjà, la Bible a servi à justifier des croisades sanglantes; aujourd'hui c'est au nom du Coran que sont perpétrés les plus ignobles massacres".

Par ailleurs, le Coran contient en son sein l'"antidote" de ses propres versets douloureux.

"Ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les chrétiens et les sabéens, quiconque a cru en Dieu, au Jour dernier, et a fait bonne oeuvre, aura son salaire auprès de son Seigneur, sur lui, nul crainte; et point ne sera affligé" (sourate 2 verset 62). Finalement, d'après le théologien, certaines interprétations littéralistes inscrites dans la tradition musulmane sont le résultat d'une paresse intellectuelle. "Notre génération a perdu l'érudition d'autrefois sans pour autant la remplacer par une pensée moderne", conclut Bencheikh." (Aïda Semlali et Majda Fahim)

La Libre Belgique - 29/30 mars 2008

"L'islam n'est pas une religion belliciste.

Le rabbin David Meyer, le P. Yves Simoens, sj et l'ancien grand mufti de Marseille, Soheib Bencheikh ont accepté de "balayer devant leur porte" et de se regarder dans le miroir critique avant de confronter leurs points de vue sur les "excès" de leurs religions respectives". (Christian Laporte)

La Libre Belgique - 25 mars 2008

"L'apostasie encore passible de la mort?

Un hadith du prophète Mahomet appelle à tuer "celui qui change de religion" mais il faut le remettre dans son contexte historique". (Gérard Papy)

Le Vif l'Express - 21 mars 2008

"Trois érudits, un chrétien, un juif et un musulman, s'élèvent contre les "versets scandaleux" de leurs textes sacrés". (Pascale Gruber, Marie-Cécile Royen et Olivier Rogeau)

La Libre Belgique - 7 mars 2008

"Nos religions sont malades. Introspection sur les textes sacrés, parfois porteurs de violences.

Une grande et belle leçon d'humilité". (Gérard Papy)

La Libre Belgique - 4 mars 2008

"Ces religieux balayent devant leur porte.

A l'instar du "fils rebelle", le judaïsme possède certains textes violents ou méprisants. Que faire? Les rabbins enseignent de passer de la lecture littérale à la lecture éthique, de bon sens. Trouvons aux textes une signification sage pour notre époque.

L'islam s'est construit au VIIe siècle avec des invectives envers les comportements religieux des juifs et chrétiens et des dispositions réglant leur statut dans une cité musulmane. Libérons le discours coranique de son moment historique."

GRIC, Groupe de recherches islamo-chrétien - 20 février 2008

"On connaissait les "versets sataniques", voici les "versets douloureux" (rabbin David Meyer) ou les "versets dangereux" (Soheib Bencheikh). De quoi s'agit-il? De passages des Ecritures qui ne sont pas ou plus corrects et dont les auteurs proposent une réinterprétation. Ces passages de la Bible, du Nouveau Testament ou du Qur an sont marqués par la violence ou l'incompréhension des autres et ils posent donc question dans le dialogue interreligieux, du moins si ce dialogue n'évite pas les sujets qui fâchent, ainsi que l'entendent David Meyer, Yves Simoens (jésuite, professeur d'écriture sainte) et Soheib Bencheikh". (Jean-Marie Ploux)



 
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