Qui sommes-nous ?
Présentation des éditions LessiusFondées par des Jésuites, les Éditions Lessius, à travers leurs collections, couvrent un large éventail de domaines : Bible, études ignatiennes, Église, dialogue interreligieux, philosophie, théologie, spiritualité. La maison allie deux préoccupations : présenter des ouvrages de fond et répondre aux questions d'aujourd'hui. Elle est soucieuse à la fois de rigueur et d'ouverture, comme en témoigne la variété des auteurs tant dans les essais originaux qu'elle présente que dans les œuvres étrangères proposées en traduction. Le comité éditorial est composé d'universitaires, notamment jésuites, reconnus pour leurs compétences dans leurs domaines respectifs. Les Éditions Lessius abritent également trois fonds : Culture et Vérité, les Éditions de l'Institut d'études théologiques et Vie consacrée. Nous vous invitons à découvrir sans plus attendre toutes nos collections, ou poursuivre avec l'historique des éditions Lessius. Histoire des éditions LessiusEn 1922, des jésuites belges inaugurent le Museum Lessianum avec des publications de haut niveau en théologie, philosophie, ascétique et mystique. Il suffit de citer les noms de Joseph Maréchal (Le Point de départ de la métaphysique), d'Émile Mersh (Théologie du corps mystique) ou de Paul Dabin (Le Sacerdoce royal des fidèles). Les éditions Culture et Vérité prennent le relais entre 1977 et 1997 avec les mêmes objectifs et un label qui se veut plus significatif. En 1998, revoici un nouveau départ sous le label «Lessius», qui regroupe et relance l'héritage de trois entités éditoriales autrefois indépendantes : l'association Culture et Vérité, la collection Vie Consacrée et les Éditions de l'Institut d'Études Théologiques. Un patrimoine de plus de cent cinquante titres auquel Lessius a ajouté une soixantaine de titres répartis sur cinq collections entre 1998 et aujourd'hui. Pourquoi être revenus à lui ? Comme nos prédécesseurs, nous voulions nous mettre à l'enseigne d'un aîné fameux, qui fit ouvre de modernité par des écrits théologiques où l'humanisme s'allie à la passion de Dieu. Figure de proue de la Compagnie de Jésus dans les anciens Pays-Bas, Léonard Lessius est né à Brecht près d'Anvers en 1554 et mort en 1623. Il s'est illustré dans le débat sur la grâce et la liberté, dans des questions d'ecclésiologie, de morale politique et d'éthique financière, ainsi qu'en spiritualité . À ces perspectives ouvertes d'humanisme et de passion de Dieu aujourd'hui, nous aimons ajouter cette touche propre à nos « provinces belges », en philosophie et en théologie. Ainsi nous n'oublions pas que Léonard Lessius a notamment contribué à rapprocher la spiritualité ignatienne et la mystique rhéno-flamande. Voilà un lien que nous voudrions revisiter aujourd'hui, tant nous croyons qu'il y a là une réponse originale à une demande contemporaine. Une statue rappelle la mémoire de Léonard Lessius devant l'église de son village natal. Elle le présente serrant un livre dans la main gauche : tout un programme pour nous !
Qui était Léonard Lessius ?Lessius, humanisme et passion de Dieu aujourd'hui Léonard Lessius (1554-1623), figure de proue de la Compagnie de Jésus dans les anciens Pays-Bas, fit ouvre de modernité par des écrits théologiques où l'humanisme s'allie à la passion de Dieu.
LESSIUS, l'homme-livre : sous les traits d'un humaniste épris de Dieu, se profilent des visages d'auteurs, d'éditeurs et de lecteurs d'aujourd'hui et se déclare l'attachement à Celui qui ouvrit les Écritures. Léonard Leys, S.J. (Brecht/Anvers 1554-Louvain 1623), lat. Lessius. Un des jésuites les plus influents et les plus originaux du tournant du XVIIe siècle. Il fit ses études à Douai, était réputé excellent helléniste, enseigna à Douai, puis à Louvain (1585-1600). Une série d'affaires allaient le rendre célèbre dans le cadre des controverses sur la grâce et la prédestination. D'abord, il publie en 1586 des Theses theologicae (avec Hamel) contre Baïus. Ces thèses sont dénoncées comme trop excessives, censurées, puis contre-censurées. Il se défend dans ses Propositiones quas Lessius anno 1587 die maii Facultati theol. Lovaniensi obtulit. Il y maintient la doctrine de la prédestination consécutive à la prévision des mérites, l'universalité de la grâce, il nie que la grâce soit efficace par elle seule. Censuré en 1587 comme anti-thomiste, il est défendu par Stapleton, et obtient que la censure soit cassée par le pape en 1588. Son influence rayonna sur les universités de Douai, Mayence, Trèves, Ingolstadt. Proche du molinisme sur de nombreux points théologiques, il devint également une cible de premier choix pour les jansénistes plus tard. Son principal traité sur la grâce est son De gratia efficaci, decretis divinis, libertate arbitrii et praescientia Dei conditionata (Anvers, 1610). On lui doit aussi un De iustitia et iure caeterisque virtutibus cardinalibus (Louvain, 1605) et un très influent De summo bono et aeterna beatudine hominis (Anvers, 1616). |
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